Idées fondatrices G&T 59-62

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Idées fondatrices de l’association G&T 59-62 :

Actifs sur le terrain depuis 1992, les médecins généralistes de l’association G&T 59-62 ont vu évoluer les problèmes des patients et les concepts sur la toxicomanie. Notre fil directeur, dans ce paysage social changeant, s’appuie sur un concept : il s’agit d’une pathologie du lien, qu’on l’appelle dépendance, addiction ou toxicomanie…

Une valeur de référence : la citoyenneté. Accompagner le patient dans l’usage de ses droits (notamment l’accès aux soins, dans la capacité à assumer ses responsabilités) c’est l’aider à sortir de l’ostracisme, la précarité ou l’exclusion, l’incapacité acquise ; c’est l’aider à prendre sa place dans la société.

De ces deux idées-forces découle la troisième : « ne jamais travailler seul ». Face à ces problématiques, il est indispensable de travailler en lien avec les autres partenaires : médecins, pharmaciens, psychiatres, intervenants médico-sociaux, etc.

 Il n’y a pas d’autre pré-requis pour rejoindre l’association.

L’une des principales activités de l’association consiste en l’organisation de réunions, appelées Intervisions, permettant de réunir les différents acteurs des secteurs médicaux (notamment médecine de ville mais aussi la médecine hospitalière), sociaux et psychiatrique autour de l’étude de la situation complexe de cas patients addicts.

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Les intervisions sont financées par l’ARS

Ces réunions sont basées sur une charte :

CHARTE DE L’INTERVISION

 

L’intervision comme outil du travail en réseau

 

L’intervision est un moment que se donnent les différents acteurs de santé à propos de patients communs, afin de mieux se connaître, échanger sur leurs pratiques et les améliorer, aborder les difficultés rencontrées, élaborer un diagnostic partagé, harmoniser leurs interventions.

 

Pour que cet outil soit utilisé au mieux lors de la prise en charge en réseau des patients présentant des problématiques complexes dans le cadre des pathologies du comportement, les différents intervenants se donnent les règles suivantes comme critères de qualité :

1 Rechercher l’accord et la participation du patient

  • – Le dispositif de l’intervision sera évoqué et expliqué le plus tôt possible dans la prise en charge comme outil de cohérence et de meilleure utilisation des ressources existantes ; il sera mentionné dans le contrat d’entrée dans le réseau de soins.
  • – Lorsqu’une intervision est souhaitée à propos d’un patient, l’accord de celui-ci devra être préalablement obtenu.
  • – A la fin de l’intervision, un intervenant sera choisi pour rapporter au patient les décisions prises.
  • – Si nécessaire, la participation des patients pourra être envisagée.

 

2 Animer l’intervision

  • – respect entre participants : absence de hiérarchie ; la parole est libre et partagée ; le jugement n’a pas sa place.
  • – Respect de la nécessaire confidentialité : les informations partagées sont celles qui sont nécessaires et utiles à une prise en charge cohérente.
  • – Une certaine retenue s’impose, chacun doit l’évaluer dans la singularité de l’échange.
  • – L’identité du patient n’est pas dévoilée aux participants non acteurs auprès de ce patient.
  • – Progresser ensemble : face aux difficultés des intervenants, le groupe constitue une réserve de ressources, grâce aux échanges d’expériences, de connaissances, et par la recherche des référentiels existants.

 

3 Adapter l’intervision aux besoins locaux

  • – un comité de pilotage fera le point régulièrement et au moins une fois par an sur l’évolution du dispositif et son adaptation aux exigences du cahier des charges.
  • – Ce comité de pilotage sera composé de représentants des utilisateurs du dispositif : intervenants dans le champ bio médico social, travaillant dans le secteur libéral, institutionnel et associatif, ainsi que des représentants des patients.

 

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