5 qualités

Ces 5 qualités nous avons essayé de les maintenir dans toutes nos réalisations.

Dans la formation

Exigeants, dérangeants, nous avons préféré garder une formation de qualité.
6 jours sur 1 an. 180 médecins y ont participé.
Des séminaires de 48 heures, 160 médecins y sont venus.
Depuis 3 ans des patients participent aux formations, c’est la façon la plus simple de gérer la peur. Les médecins qui n’ont jamais vu de toxicomanes prennent leur repas avec eux, passent l’après-midi ensemble, et se rendent compte que ce sont des humains qui souffrent.

Par contre nous avons toujours refusé l’illusion d’une formation en 1 soirée.
On nous a demandé : est-ce que vous pouvez former en 6 mois les 2000 médecins du Nord Pas de Calais en une soirée à l’accompagnement de patients en dépendance ? nous refuserons toujours cette illusion.
En une soirée on peut tout juste se dire bonjour, se rencontrer, les erreurs à ne pas commettre, les prescriptions à éviter, la réponse à l’urgence.
Ce serait donner l’illusion de la toute puissance du médicament, on serait dans le délire complet.

Dans l’accueil au cabinet

D’apprendre à travailler les mains nues nous a obligés de 92 à 95 à travailler l’écoute, l’accompagnement, le soutien, le réseau.
On a décidé en 92 de ne pas utiliser l’outil substitutif, on nous l’a reproché…
A mon avis c’était une erreur, on a confondu, et on l’a tout naturellement intégré en 95-96.

Le fait d’avoir travaillé à mains nues nous a obligés à accumuler des compétences en dehors de notre champ habituel, la prescription. Aller en dehors de cette prescription pour rencontrer l’autre et élaborer des stratégies d’accompagnement. Si nous n’avions pas eu ces 2 ou 3 années à mains nues, je ne sais pas si on en serait là avec les élaborations qu’on a autour de l’écoute, de l’accompagnement des familles, et de l’accompagnement avec les partenaires.

La rencontre avec ces jeunes en difficultés nous a bousculés et nous bouscule et c’est tout naturellement qu’ils participent désormais aux formations.

Dans l’évaluation et la recherche, nous réalisons depuis 1992 une étude tous les ans sur le public accueilli et les réponses apportées.
Les années fastes, des recherches – actions.

Dans la pratique des réseaux, pas facile d’être tous autour de la grande table, sur la même chaise, pas de chef, pas de lutte de pouvoir, pas facile. Car c’est la pratique de la démocratie.

13 intervisions, outil d’accompagnement à la disposition de tous les partenaires, créées et animées avec eux, elles existent en région. Merci nos amis belges de nous avoir apporté ça.
C’est aussi l’inscription dans une vingtaine de réseaux de proximité.

Dans la prévention

3 séminaires de 48 h sur la prévention des conduites à risques chez les adolescents.
Avec l’idée d’agir avant la toxicomanie, avec échanges autour des pratiques. Parfois ça ouvre la porte à une vraie rencontre avec un adolescent, quand on se sent en position de pouvoir s’asseoir et ouvrir quelque chose avec les adolescents, ils viennent, ça se dit et se répète.

2 pièces de théâtre, Rachid, Titoune. Merci Gérard.
Avec 200 représentations, le plus souvent en binôme, 1 acteur, 1 médecin généraliste pour échanger après…

Participation dans les lycées, les quartiers, au forum débat échanges.
On nous a dit, vous n’avez pas une grande formation à la prévention…
Si les gamins voient des adultes qui bougent pour les ados, c’est déjà ça. Il n’y a peut être pas besoin de multiples expertises.
N’empêchons pas ces choses d’exister au nom d’une nécessité d’un discours scientifique sur la prévention, je ne nie pas la qualité des experts, mais elle ne doit pas empêcher les gens de se lever dans leurs quartiers.

Enfin des échanges internationaux

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